
Trois ans à coacher en Australie m’ont montré que la réussite n’est pas qu’une question de talent : c’est une question d’attitude.
À mon retour en France, il m’a fallu du temps pour me resynchroniser. Mais avec le recul, quelques différences m’ont marqué : pas parce qu’un pays vaut mieux que l’autre, mais parce qu’elles montrent à quel point l’attitude change tout, à qualités égales.
Ce que j’ai observé
Sur les courts australiens, le silence pendant les matchs m’a frappé : les joueurs perdent des points de classement pour tout comportement antisportif, et ça éduque, jusque dans les entraînements. L’engagement aussi était différent : dès qu’un joueur s’inscrivait à des cours, il était ponctuel et présent presque à chaque fois, alors qu’en France, c’est souvent au feeling. Plus responsables, plus affûtés physiquement, avec une meilleure hygiène de vie : mais surtout, une vraie cohérence entre leurs attentes et l’effort qu’ils étaient prêts à fournir pour les atteindre.
Et ça se voyait dans le jeu : ils cherchaient à imposer leur tennis en trois frappes maximum, plutôt que de reculer et d’attendre l’erreur adverse. En cas de doute, ils attaquaient. Quand j’ai rejoué des tournois en France, mes adversaires espéraient que je rate : mais je ne ratais pas, alors ils perdaient. J’ai enchaîné douze victoires d’affilée, sur deux tournois complets.
Ce que ça change dans la tête
Un jour, un ado reprenait ce qu’il avait appris à l’école pendant le cours : « bien essayé » s’il ratait, « bien joué » s’il gagnait le point. Dans les deux cas, une phrase positive. Et je sentais, au fil des séances, qu’il gagnait en confiance : pas parce qu’il gagnait plus, mais parce qu’il accueillait l’échec différemment.
Ce sont des attitudes différentes qui entraînent des résultats différents : pas les qualités de base des joueurs.
En changeant simplement tes critères de réussite, en accueillant l’échec autrement, tu réduis les frictions et les tensions qui rendent le jeu désagréable. Alors comment progresser vraiment ? En choisissant d’observer un fait familier d’une manière différente, avec un regard neuf. Et en te construisant un environnement agréable, dans lequel tu prends du plaisir à revenir. C’est en essayant quelque chose de nouveau que tu obtiendras des résultats différents.
Où as-tu déjà joué dans un environnement qui t’a donné envie de revenir ?
Ce que tu as ressenti là-bas, tu peux le recréer.
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Cet article fait partie du récit d’origine de Balance Tennis. Pour découvrir la méthode née de ces observations, découvre la formation en ligne Balance Tennis.