Comment j’en suis arrivé à marier le tennis avec le yoga.
Quand j’ai commencé à enseigner, j’étais sur le court six jours sur sept. Avec le recul, je réalise que j’ai négligé ma propre condition physique pour tenir ce rythme. Je ne m’entraînais plus régulièrement avec un partenaire de mon niveau, mais j’espérais quand même progresser au classement. Mes frappes ralentissaient, les fautes directes s’accumulaient : et malgré tous mes efforts, je suis descendu d’un échelon la saison suivante.
Un changement radical
En 2014, j’ai vendu ma voiture et je suis parti en Australie. Là-bas, l’énergie était différente : les gens étaient pro-actifs, sportifs, optimistes. Ça m’a donné envie de reprendre mon physique en main, et je me suis inscrit en salle de sport. Un jour, j’ai découvert une salle bouillante à 30-33 degrés où l’on enchaînait des postures d’équilibre en synchronisant chaque mouvement avec la respiration. C’était mon premier cours de yoga : et j’ai tout de suite accroché, parce que j’apprenais enfin à m’écouter.
Le corps s’adapte, toujours
En deux mois, j’ai vu mon corps changer à vue d’œil. J’ai découvert mes limites de souplesse, et compris qu’elles étaient directement liées aux tensions que je m’étais moi-même créées. « Créez de l’espace », disait ma professeure : une phrase toute simple qui a tout changé. Si on veut devenir une meilleure version de soi, on le peut. Le corps s’adapte. Tout le monde peut le faire, à condition d’être régulier et de se respecter soi-même : sans se comparer à personne.
De la technique à l’état d’être
De retour en France, j’ai rejoint un groupe d’entraînement où l’on ne parlait plus de technique, mais d’état d’être, de sensations, d’attention. Ce fut une révélation : la technique se mettait en place toute seule. Dès les premières séances, j’étais plus calme, plus concentré : plus audacieux aussi, sans avoir besoin d’être boosté à bloc comme avant. J’accueillais l’échec plus facilement, je m’en servais comme terreau. Tout devenait plus clair.
L’année suivante, je suis remonté au classement en passant en moyenne quatre tours par tournoi. Le mot-clé de tout ça : conscience et pratique. Ça trace une ligne droite, à l’inverse de la compulsivité qui nous fait tourner en rond.
On dit que les voyages ouvrent l’esprit. C’est vrai : et parfois, ils t’amènent exactement où tu dois être.
Toutes les qualités que j’avais expérimentées avec le yoga, la concentration, la force, la souplesse, l’équilibre, étaient utiles pour le tennis. C’est de cette rencontre qu’est née la méthode Balance Tennis : intense mentalement, calme physiquement.
Qu’est-ce que ton corps t’a déjà appris que ta technique ne t’avait pas appris ?
Une sensation, un souffle, un moment où tout s’est mis en place sans effort.
→ Ça me parle : Intense mentalement et calme physiquement.
→ Ça ne me parle pas : Mon histoire : De la frustration à la transformation
Cet article fait partie de la rubrique Yoga · Respiration de Balance Tennis. Pour découvrir comment cette approche se traduit en pratique concrète, découvre la formation en ligne Balance Tennis.