Quand tu fermes, le jeu meurt
1. Le véritable contraire de la vie
Le contraire de la vie,
ce n’est pas seulement la mort physique.
C’est plus discret.
Plus quotidien.
Plus intérieur.
C’est ce moment où, à l’intérieur, tu fermes.
Quand tu conclus trop vite.
Quand tu crois savoir.
Quand tu mets une étiquette.
Sur un autre.
Sur toi.
Sur un coup que tu viens de jouer.
À chaque fois que tu figes quelque chose,
tu coupes une circulation.
C’est comme juger un livre à sa couverture.
Tu passes à côté de l’histoire.
Tu passes à côté de la vérité du moment.
Sur le terrain, ça donne :
- « Je suis comme ça »
- « Je rate toujours ce coup-là »
- « Je ne suis pas bon au filet »
En croyant affirmer une vérité,
tu la solidifies.
Et en la solidifiant,
tu t’enfermes.
La vie ne supporte pas les conclusions.
Elle est mouvement.
Transformation.
Évolution.
Si tu la laisses circuler.
Regarder sans juger
Pour que la vie circule,
il faut apprendre à regarder autrement.
Observer une sensation.
Un point perdu.
Une erreur.
Sans chercher tout de suite à expliquer.
Sans analyser.
Sans commenter.
Juste voir.
Rester avec.
Respirer avec.
Ce regard n’est pas de la passivité.
C’est une posture intérieure.
Ni défensive.
Ni dominatrice.
Juste présente.
Présence.
Ouverture.
Disponibilité.
Si tu veux toucher quelque chose de vrai —
dans ton jeu, dans ton corps, dans ta pratique —
la première étape est simple :
ne laisse pas ton mental bloquer.
Ne pas figer.
Ne pas déformer.
Ce n’est pas en ajoutant des couches
que tu t’ouvres.
C’est en les enlevant.
Revenir à ce qui est là.
Le point.
Le souffle.
Le corps.
Ce que tu ressens maintenant.
Sans vouloir prouver quoi que ce soit.
Juste pour vivre pleinement.
Le contraire de la vie, ce n’est pas l’échec.
C’est la fermeture.
Alors ouvre.
2. L’énergie du point
Quand l’espace intérieur s’ouvre,
quelque chose bascule.
Tu sors de la réaction.
Tu entres dans la création.
Tu ne subis plus.
Tu n’interprètes plus.
Tu es là.
Tu joues.
Tu proposes.
Tu coopères avec le réel.
Cet état ne se décrète pas.
Il se construit de l’intérieur.
Quand le mental est posé.
Quand les émotions sont plus douces.
Quand tu ne cherches plus à arracher.
Là, tu es prêt à jouer.
Vraiment.
Pas pour le résultat.
Mais pour ressentir.
Pour t’exprimer.
Pour vivre le point.
Mais sans attente.
Car dès que tu attends une récompense,
une validation,
tu retombes dans une vieille histoire :
- « Je mérite »
- « On me doit »
- « Ça doit marcher »
Mais non.
On ne te doit rien.
Tu joues.
Tu fais de ton mieux.
Et tu laisses partir.
Si la balle va dans le filet,
c’est qu’elle est allée là.
C’est le message du moment.
Et c’est une magnifique leçon d’humilité.
Il y a quelque chose de plus grand que toi
qui te fait respirer,
bouger,
être là.
Tu n’as pas besoin de tout contrôler.
Juste d’être sincère.
Plus tu tournes ton regard vers l’intérieur,
plus ta vision devient claire.
Et plus ta vision est claire,
plus ton action est juste.
Tes coups prennent de la densité.
Ton jeu devient profond.
Présence → Vision → Action → Impact
Voilà l’énergie du point.
Pas plus d’effort.
Plus de justesse.
Moins d’effort.
Plus d’impact.
C’est ça, l’esprit Balance Tennis.
3. L’expérience du soir
Ce soir, avant de dormir,
je te propose une expérience simple.
Allonge-toi.
Ferme les yeux.
Respire calmement.
Et imagine ceci :
Laisse tout, comme si tu étais mort.
C’est un conseil de Sadhguru, maître yogi.
Une invitation puissante à déposer.
Tu ne gardes rien de ta journée.
Aucun rôle.
Aucune tension.
Aucun projet.
Tu laisses passer les pensées
comme des nuages.
Tu rends tout.
Tu t’effaces.
Juste pour un instant.
Et dans cet abandon,
quelque chose apparaît.
Tu es toujours là.
Présent.
Vide.
Vivant.
Peut-être que tu dormiras plus profondément.
Peut-être que tu te réveilleras plus léger.
Plus disponible.
Et demain,
tu rejoueras.
Un point.
Une respiration.
Une action pleine.
Mourir un peu chaque soir…
pour mieux vivre chaque jour.
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