Tu n’es pas tes blocages
Tu es la conscience qui peut les transformer

Quand tu ressens un blocage —
physique ou mental —
la première erreur serait de croire que tu es ce blocage.

Une épaule raide.
Le bras qui ne part pas.
Une peur qui revient toujours dans les moments importants.

Ce ne sont pas des identités.

Ce sont des mémoires.

Des mémoires inscrites dans le corps.
Des mémoires inscrites dans le système nerveux.
Des mémoires émotionnelles que le mental interprète ensuite comme des vérités.


Blocage ≠ identité

Un blocage est une information figée.

Le corps se souvient.
Le système nerveux anticipe.
Le mental raconte une histoire pour justifier ce qu’il ressent.

Mais rien de tout cela ne dit qui tu es.

Cela dit seulement :

ce que ton corps et ton mental ont appris à répéter.

Sur un court de tennis,
cela peut se traduire par :

  • une peur de s’engager quand l’échange s’intensifie,
  • une crispation automatique sur certaines frappes,
  • une retenue au moment d’avancer dans le terrain.

Ce n’est pas un manque de talent.

C’est une mémoire en action.


Changer la mémoire, pas lutter contre elle

C’est ici que beaucoup se trompent.

Ils veulent supprimer le blocage.

Ils veulent le combattre.

Mais on ne combat pas une mémoire.

On la dépasse en créant une nouvelle expérience.

Comme le dit Joe Dispenza :

“Change your personality to change your personal reality.”

La « personnalité » dont il parle

C’est l’ensemble de :

  • tes réactions habituelles,
  • tes schémas émotionnels,
  • ta manière automatique de percevoir et d’agir.

Changer cela,
ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre.

C’est cesser de répéter le passé.


Le rôle du yoga dans cette transformation

Le yoga ne cherche pas à corriger un blocage.

Il crée les conditions pour que le système nerveux
cesse d’être en mode survie.

Quand le système nerveux se régule :

  • le corps se relâche sans être mou,
  • l’attention devient stable,
  • le mental cesse de sur-interpréter.

Dans cet état,
le corps peut apprendre autrement.

Il ne répète plus par peur.

Il explore.


Créer les conditions plutôt que lutter

Il n’est pas nécessaire de tout révolutionner.

Très souvent, ce sont les petites choses
qui rééduquent le système :

  • finir réellement une action avant d’en commencer une autre,
  • marcher quelques pas en sentant le contact du sol,
  • respirer consciemment entre deux tâches,
  • poser l’attention là où tu es, plutôt que là où tu crois devoir être.

Ce ne sont pas des techniques compliquées.

Ce sont des gestes de conscience.

Peu à peu, le corps comprend qu’il n’est plus en urgence.

Le mental cesse de partir dans tous les sens.

Et l’énergie, au lieu d’être utilisée pour se défendre,
devient disponible pour créer, décider, agir autrement.