Il y a des jours où tu rentres sur le court et tout s’enchaîne.

Les frappes partent sans effort.

Le corps réagit avant même que tu réfléchisses.

Tu joues juste.

Et tu as le sourire,

parce que tu sens que tu es exactement là où tu dois être.

Et puis il y a d’autres jours.

Ceux où tu ne reconnais plus ton jeu.

où le corps se crispe, la tête prends le dessus.

où tu luttes contre un adversaire. Tu fais un pas en avant, trois pas en arrière.

Moi aussi, j’ai connu ça

J’étais ce joueur capable d’enchaîner de bons résultats,

mais qui explosait pour un rien.

Un point mal joué, je pouvais partir en vrille.

Ce que je te raconte ici

C’est mon parcours.

Un retour à la joie de jouer.

Un retour au vivant.

J’avais huit ans.

J’ai commencé le tennis au « camping les Pins » avec mon père et mon grand frère,

on jouait le matin avec deux d’un côté et un de l’autre.

Mon père était à 3 mètres derrière la ligne de fond où il laissait parfois la balle rebondit deux fois.

On était juste là pour jouer. C’était un bon moment en famille.

à la rentrée, j’ai voulu continuer et je me suis inscrit au club du village.

mon premier professeur s’appelait Ludovic Villoin.

il était diplômé, et venait de Gien.

Avec lui j’ai appris les bases du jeu.

Après le cours je restais taper quelques balles avec René Jacques.

Il n’était pas professeur mais un mordu de tennis. Avant il jouait au ping pong.

Il me lançait des défis comme jouer dans le couloir en faisant de moins de fautes possible.

À côté du tennis

je faisais du karaté, du handball, du football et du badminton.

Tous les soirs,

j’avais une quelque chose à faire.

Pas pour être dans la compétition mais pour être avec mes copains. Pour courir, transpirer et me dépasser.

Et puis un jour, au foot une phrase m’est restée.

Le coach m’a dit devant tout le monde dans les vestiaires :

“Mathieu, maintenant tu vas aller dans les buts, t’as le cul lourd.”

A seulement dix ans.

Je n’ai pas bronché et j’y suis allé pour l’équipe.

Mon père a vu que ça m’avait touché.

Alors il m’a construit un but, dans le jardin.

Un vrai, creusé dans la terre.

Avec mon frère, j’ai acheté dans gants et

on s’est entraînés.

Plusieurs années plus tard,

ce même coach est venu voir un match.

Je jouais avec les seniors.

Je l’ai vu rentrer dans le stade, je me suis : “Toi, t’es là et moi je suis là.”

Sans rage.

Sans revanche.

A 15 ans j’ai quitté le club de Nogent sur Vernisson pour aller jouer à Montargis,

j’étais 30. Puis 15/5. Puis 15/3.Chaque année, je montais d’un ou deux classements.

A Montargis, je découvre un nouveau contexte : plus de niveau, plus d’attentes,

et surtout, plus de regard extérieur.

Je me surprends à regarder le tableau des matchs. À imaginer des scénarios. À me projeter trop loin.

Alors je décide d’arrêter et j’ai appliqué la stratégie d’arriver juste cinq minutes avant le match.

Ça a bien fonctionné à vrai dire, j’évitais de perdre de l’énergie inutilement.

Il y a un moment précis où j’ai compris que le problème n’était pas mon jeu,

mais la manière dont je considérais le tennis.

Changer de style pour changer d’état

A 16 ans, je fais un choix volontairement inconfortable :

m’entraîner qu’avec des relanceurs contreurs.

Des joueurs qui ralentissent le jeu. Qui coupent et qui ne font pas de fautes.

Tout ce que je déteste.

Je voulais apprendre à rester calme.

À ne plus exploser.

À ne plus me laisser emporter par mes émotions.

J’y suis parvenu.

Mais à un prix.

J’ai perdu mon agressivité naturelle.

Mon instinct, mon relâchement.

Je suis devenu très cérébral.

Je voulais comprendre chaque frappe,

chaque point, chaque basculement tactique.

Je pensais que plus je comprendrais,

plus je gagnerais.

Je filme mes matchs.

J’analyse tout.

Mais je frappe moins fort.

Je me déplace moins bien.

Je compense.

A la fin de l’année je me suis maintenu, puis je suis redescendu 4/6.

Avec du recul, je vois les limites de cette approche. Comprendre ne suffit pas.

C’est la présence et la justesse tactique qui sont les qualités primaires : Comme je l’explique ici :

Pourquoi la technique seule ne suffit pas ?

Quand le corps ne suit plus

À force d’enseigner, je jouais beaucoup moins, mon corps commence à perdre en disponibilité.

j’ai connu une perte progressive de fluidité, je me suis tendu sans comprendre pourquoi.

J’en parle plus en détail dans cet article :

La performance ne disparaît pas du jour au lendemain

Une claque pédagogique

À cette période, je dirige l’école de tennis de Marigny les Usages.

Une jeune joueuse Ivana, progresse très vite. Elle est engagée aux Championnats de France après avoir remporté le championnat départemental.

Je sens qu’elle n’est pas prête.

Mais j’accepte, en cédant la pression de la fédération.

Elle perd lourdement 6/0 6/0

Elle est dévastée.

Et elle arrête le tennis.

Cette expérience me marqué et m’apprend une chose essentielle :

On ne force pas la progression. C’est une conséquence naturelle. Et si la joueuse ne sent pas prête, elle ne se sent pas prête. Cela doit être respecté.

Tout ces éléments jouent pour la performance :

L’environnement,

le timing,

l’état intérieur

Et l’envie..

Si c’est pour faire les choses à contre coeur, vaut mieux ne pas les faire.

Le tournant : yoga et respiration

Plus tard, je découvre le yoga en Australie

Pas comme une mode.

Pas comme un complément.

Mais comme une véritable pratique de réorganisation intérieure.

J’y découvre la respiration,

l’axe,

la stabilité,

et surtout une autre relation à l’effort.

Je comprends que les limites

sont souvent mentales,

et que le corps s’adapte

quand on lui laisse de l’espace.

Cette approche transforme ma manière de jouer,

puis ma manière d’enseigner.

Le relâchement et la respiration

deviennent des piliers,

comme je l’explique ici :

l’importance du relâchement et de la respiration

Ce que j’ai appris

  • Le progrès n’est jamais linéaire
  • Forcer ralentit plus que ça n’accélère
  • L’état intérieur précède la performance
  • L’effort juste est plus simple que la lutte mentale

Aujourd’hui, je place l’état d’être

au cœur de la progression,

comme je le développe dans cet article :

l’excellence réside dans l’état d’être

Au tennis comme dans la vie,

ce n’est pas une question de talent,

mais d’équilibre,

d’attention

et d’engagement.

Vaut mieux fait que parfait.

Puis un jour, presque par hasard, j’ai rencontré le yoga.

En 2014, le yoga est entré dans ma vie.

Comme un partenaire silencieux. Une respiration dans le tumulte.

Six jours sur sept. 45 minutes par jour. 1h30 le samedi.

Et peu à peu, mon corps a changé. Mon esprit aussi. Mon jeu surtout.

Mon dos s’est apaisé. Ma concentration est devenue fine, presque chirurgicale.

Et ce point par point que je rêvais de jouer comme un guerrier calme, j’ai enfin pu le faire.

Ce n’était pas magique.

C’était juste… régulier, propre

Et profond.

A mon retour en France j’inscris à deux tournoi limités a 4/6 et je gagne ces deux tournois à Orleans.

Alors en 2022, j’ai passé mon diplôme d’instructeur de yoga Ashtanga.

Pour que ce lien entre pratique corporelle, lucidité mentale, et plaisir du jeu devienne non pas une parenthèse, mais un chemin.

Aujourd’hui, ce chemin, je le partage avec toi.

Ce blog est un espace pour les joueurs les passionnés qui savent qu’une action juste vaut plus qu’un effort impulsif.

Tu trouveras ici des routines simples mais puissantes.

Des idées concrètes à mettre en place chez toi, sur le court.

Pour que ton tennis devienne plus qu’un jeu : un art de vivre.

A 15 ans J’ai change de club pour aller à Montargis à 15 minutes;

je découvre un nouveau contexte : plus de niveau, plus d’attentes,

et surtout, plus de regard extérieur.

Extérieurement, tout allait bien.

Intérieurement, la pression commençait à s’installer.

Je me surprends à regarder le tableau des matchs.

À imaginer des scénarios.

À me projeter trop loin.

Alors je décide d’arrêter.

Je viens cinq minutes avant le match.

Je joue.

Déjà, sans le savoir, je cherchais à revenir au présent.

Chaque année, je montais d’un ou deux classements.

À 15 ans, j’étais 30. Puis 15/5. Puis 15/3.

Changer de style pour changer d’état

Vers 16–17 ans, je fais un choix volontairement inconfortable :

m’entraîner uniquement avec des contreurs et des relanceurs.

Des joueurs qui ralentissent le jeu.

Qui coupent.

Qui obligent à rester dans l’échange.

Tout ce que je détestais.

Et précisément pour cette raison.

Je voulais apprendre à rester calme.

À ne plus exploser.

À ne plus me laisser emporter par mes émotions.

J’y suis parvenu.

Mais à un prix.

J’ai perdu mon agressivité naturelle.

Mon instinct.

Mon relâchement.

Je suis devenu très cérébral.

Je voulais comprendre chaque prise,

chaque placement,

chaque variation.

Je pensais que plus je comprendrais,

plus je gagnerais.

Avec le recul, je vois aujourd’hui les limites de cette approche.

Comprendre ne suffit pas.

Comme je l’explique ici :


pourquoi la technique seule ne suffit pas

Quand le corps ne suit plus

À force d’enseigner beaucoup et de jouer moins,

mon corps commence à perdre en disponibilité.

Je filme mes matchs.

J’analyse tout.

Mais je frappe moins fort.

Je me déplace moins bien.

Je compense.

Je reste à niveau égal pendant un temps,

puis je recule.

Ce que je vivais alors,

beaucoup de joueurs le vivent aussi :

une perte progressive de fluidité,

sans comprendre pourquoi.

J’en parle plus en détail dans cet article :


la performance ne disparaît pas du jour au lendemain

Une claque

À cette période, je dirige une école de tennis.

Une jeune joueuse progresse très vite.

Elle est engagée aux Championnats de France.

Je sens qu’elle n’est pas prête.

Mais j’accepte.

Elle perd lourdement.

Elle est dévastée.

Et elle arrête le tennis.

Cette expérience me marque profondément.

Elle m’apprend une chose essentielle :

la progression ne peut pas être forcée.

L’environnement,

le timing,

l’état intérieur

comptent autant que le niveau technique.

Ici, ça t’intéresse, la suite de mon histoire.

Le tournant : yoga et respiration

En 2014, je découvre le yoga presque par hasard, à la salle de sport.

Pour la première fois de ma vie, j’étais décidé à pousser de la fonte ; en voyant comment tout les Australiens étaient taillés.

Apres le vélo statique le ballon de médecine ball et la course sur tapis, j’ai ouvert la porte du studio de yoga et je me suis dit : « whouaa, il y a plein de filles ici ! « .

Je me suis dis : Et pourquoi pas moi ? et j’ai commencé comme ça.

Six jours par semaine. 45 minutes par jour et 1h30 le samedi matin, avec Mimi.

Peu à peu mon corps a changé.

J’ai touché mes orteils avec les jambes tendues pour la première fois.

Mon dos s’est apaisé.

Mon mental aussi.

Je me souviens après une séance, au moment où je suis redescendu dans la rue et j’ai vu les gens au ralenti.

Tous etaient dans l’agitation et je les évitaient a la façon Matrix.

Avec un temps d’avance, une esquive simple mais précise.

Ma concentration est devenue fine et mon corps stable.

Ce point par point que je rêvais de jouer comme un guerrier calme, j’ai enfin pu le faire.

Ce n’était pas magique.

C’était juste… régulier, propre, profond.

Alors en 2022, j’ai passé mon diplôme d’instructeur de yoga Ashtanga.

Pour que ce lien entre le corps et mental devienne un chemin.

Aujourd’hui, ce chemin, je le partage avec toi.

Pas comme une mode.

Pas comme un complément.

Mais comme une véritable pratique de réorganisation intérieure.

T’y découvre la respiration,l’axe,la stabilité, et surtout une autre relation à l’effort.

Je comprends que les limites

sont souvent mentales,

et que le corps s’adapte

quand on lui laisse de l’espace.

Cette approche a transformé ma manière de jouer, puis ma manière d’enseigner le tennis.

c’est simple : Si tu n’es pas pas calme. tu ne peux pas te concentrer. et si tu ne peux pas te concentrer, il n’y a pas de technique. Elle sera saccadé comme le sera ta concentration.

Le relâchement, la respiration et l’attention deviennent des piliers,

comme je l’explique ici :


l’importance du relâchement et de la respiration

Ce que j’ai appris

  • Le progrès n’est jamais linéaire
  • Forcer ralentit plus que ça n’accélère
  • L’état intérieur précède la technique
  • L’effort juste est plus simple que la lutte mentale
  • il n’est jamais trop tard pour commencer

Aujourd’hui, je place l’état d’être

au cœur de la progression,

comme je le développe dans cet article :


l’excellence réside dans l’état d’être

Au tennis comme dans la vie,

ce n’est pas une question de talent,

mais d’équilibre,

d’attention

et d’engagement.

Vaut mieux fait que parfait.