Il y a des histoires qui commencent par un revers gagnant.
D’autres par une douleur sourde au bas du dos.

La mienne commence quelque part entre les deux.

Je m’appelle Mathieu, j’ai commencé le tennis à 7 ans. Comme beaucoup, j’ai couru après le classement, les victoires du dimanche, les balles de match qu’on rejoue dans sa tête des années plus tard.

J’ai atteint un niveau honorable, classé 3/6, dans les 2000 meilleurs joueurs français.

Pendant des années, j’ai voulu être plus fort. Plus précis. Plus solide.

Mais malgré les stages, les heures sur le court et une passion intacte… il me manquait quelque chose.

Pas un coup droit plus lifté. Pas un service à 180 km/h. Autre chose.

Un ancrage.
Un souffle.
Une régularité.

Parfois je jouais bien, très bien même.

Mais je ne savais pas pourquoi.
Et parfois, je cassais ma raquette. J’en ai explosé sept ou huit.