Ce n’est pas la technique qui te bloque
Tu joues depuis des années. Tu connais les bases, tu enchaînes les séances, tu fais même des paniers de balles pour améliorer ton revers. Et pourtant, certains blocages reviennent toujours aux mêmes moments.
La vérité, c’est que ce n’est presque jamais ta technique qui coince. C’est souvent autre chose.
Ce que tu répètes sans t’en rendre compte
Des dizaines de fois par match, tu te retrouves dans les mêmes positions, les mêmes scénarios.
Et ton corps réagit toujours de la même façon : une mise en tension inutile, une hésitation, un appui mal placé.
Ce ne sont pas des erreurs techniques isolées.
Ce sont des automatismes ancrés dans ton système nerveux, répétés depuis des années.
Et tant que tu ne les mets pas en lumière, tu continues à les répéter… même en travaillant ta technique.
Changer la technique ne suffit pas
Tu peux modifier ton geste au panier, l’arrondir, le ralentir, l’accélérer…
ça ne tiendra pas si le mental, le souffle ou le corps ne sont pas alignés.
C’est comme repeindre un mur sans traiter l’humidité derrière.
Le vrai changement commence quand tu t’observes en match avec lucidité.
Quand tu vois ce qui se déclenche, à quel moment, et comment tu peux intervenir plus tôt —
pas sur le geste, mais sur la sensation ou la posture en amont.
Un exemple concret
Tu rates régulièrement ton service à 30A ?
Ce n’est pas ton lancer.
C’est peut-être la tension que tu accumules à cause du score.
Et cette tension modifie ton rythme sans que tu le sentes.
Tu as peut-être besoin de rétablir ton souffle avant même de t’installer pour servir.
Ou d’avoir un déclencheur interne
(par exemple un relâchement conscient des épaules)
au moment où tu prends ta position.
Ce que tu peux essayer dès aujourd’hui
- À l’entraînement, filme-toi en situation de match, pas au panier. Observe les moments où tu perds ta fluidité.
- Note non pas le geste, mais ce que tu ressens dans ton corps ou ta respiration juste avant.
- Crée une petite routine pré-geste : relâchement actif, expiration consciente, ancrage dans le sol.
Ce n’est pas spectaculaire.
Mais c’est souvent là que se fait la différence
entre un joueur bloqué
et un joueur en mouvement.
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