Ton corps sait déjà faire
Tu crois peut-être que tu dois tout apprendre depuis zéro : le geste, la posture, le placement, le relâchement…
Mais en réalité, ton corps sait déjà faire.
Il sait courir, s’équilibrer, lancer.
Ce n’est pas un problème de savoir-faire.
C’est un problème de perception.
Commence par ce que tu peux contrôler
Ce que tu peux vraiment maîtriser dès maintenant,
ce n’est pas la technique en soi,
c’est ton attention.
Et il y a trois indicateurs concrets que tu peux observer à chaque frappe :
- 1. La qualité de ton regard au moment de l’impact
Sur une échelle de 0 à 10 :
→ 0 = tu fermes les yeux au moment de la frappe
→ 10 = tu vois clairement la balle toucher les cordes
Plus ton regard est stable et précis,
plus ton corps peut s’organiser autour de ce point d’ancrage. - 2. La tension dans ta main au moment de l’impact
Sur une échelle de 0 à 5 :
→ 0 = totalement relâché
→ 5 = tu serres très fort
Une tension de 2 à 3 est souvent idéale :
stable mais pas crispée. - 3. Le son de ta frappe
Un bon impact produit un son net, régulier,
comme un claquement doux.Trop étouffé = relâchement excessif ou mauvais centrage.
Trop sec = tension excessive ou décalage dans le rythme.
Observer pour progresser
Tu n’as pas besoin de corriger ton geste immédiatement.
Tu peux observer ces trois indicateurs
sur 5 ou 10 frappes à la suite, puis ajuster.
C’est ton attention qui fait évoluer ton corps,
pas ton contrôle mental du geste.
Un exemple à tester dès aujourd’hui
Pendant ton prochain entraînement,
choisis un seul indicateur à observer :
- Soit tu notes de 0 à 10 la qualité de ton regard pendant 5 frappes de fond de court,
- Soit tu observes la tension de ta main sur ton service,
- Soit tu écoutes simplement le son de l’impact sur ton coup droit.
Tu verras que ton corps ajuste naturellement
dès que ton attention devient plus fine.
Aller plus loin avec la méthode sensorielle
Dans la méthode sensorielle,
l’objectif n’est pas d’ajouter du contrôle,
mais d’affiner ta perception,
pour laisser ton corps s’organiser de lui-même.
À lire ensuite :
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