Jouer, ce n’est pas exécuter
À l’entraînement, tout semble fonctionner.
En match, c’est différent.
Le geste est le même,
mais quelque chose se brouille.
Ce n’est pas un problème de technique.
C’est un problème de présence.
Jouer, ce n’est pas exécuter un geste appris.
C’est être disponible à ce qui se passe,
instant après instant.
Trois moments. Rien de plus.
Sur un échange, il n’y a pas mille choses à gérer.
Il y a simplement trois moments clés.
Si ton attention est là,
l’intelligence du jeu apparaît.
Si elle n’y est pas,
le mental prend le relais.
1. Quand la balle touche les cordes de la raquette adverse
À cet instant précis,
une information capitale apparaît.
La vitesse.
La hauteur.
La qualité de frappe.
Si ton attention est là,
ton corps commence déjà à s’organiser.
Si tu es ailleurs,
tu réagiras trop tard.
2. Quand la balle touche le sol devant toi
C’est le moment de la lecture fine.
Le rebond te dit tout :
- le temps que tu as,
- l’espace disponible,
- la trajectoire à venir.
Si tu vois vraiment ce rebond,
le déplacement devient évident.
Si tu es déjà dans le geste à venir,
tu forces.
3. Quand la balle touche les cordes de ta raquette
C’est l’instant de vérité.
Pas pour juger.
Pas pour analyser.
Juste pour sentir.
La qualité de contact.
La vibration.
La tension dans la main.
Si tu es présent,
le corps enregistre.
Si tu commentes,
l’information se perd.
L’attention crée l’intelligence
L’intelligence du jeu ne vient pas
de la réflexion.
Elle vient de l’attention.
Quand ton attention est stable sur ces trois moments,
- le déplacement s’ajuste,
- le timing se précise,
- les décisions deviennent simples.
Tu n’as plus besoin de penser quoi faire.
Tu vois.
Donc tu sais.
Et parce que tu sais,
tu agis avec plus de justesse.
À lire ensuite :
La présence précède la performance
