La présence précède la performance
Tu veux progresser.
Tu t’appliques.
Tu t’entraînes.
Et en match, tu veux gagner.
C’est normal.
Mais très souvent, ce n’est pas le jeu qui change.
C’est ton état intérieur.
Avant même de parler de coups, de choix ou de stratégie,
il existe une étape fondamentale que beaucoup sautent :
l’étape 0.
L’étape 0 : l’état neutre
L’étape 0, c’est un état simple.
Un état neutre.
Avant l’échange, et aussi entre les frappes,
tu respires lentement par le nez.
Pas pour te détendre artificiellement.
Pas pour te calmer à tout prix.
Mais pour stabiliser l’attention.
Quand la respiration ralentit,
le mental se pose.
Et quand le mental se pose,
il peut rester avec ce qui se passe réellement.
Pas dans le score.
Pas dans le point d’avant.
Pas dans le point d’après.
Juste ici.
Attention n’est pas réflexion
Être attentif ne veut pas dire réfléchir.
Tu peux avoir une attention intense
dans un corps calme.
Un corps calme n’est pas un corps mou.
C’est un corps disponible.
L’attention est claire.
Le corps est prêt.
C’est seulement à partir de là
que l’intention peut apparaître sans forcer.
Avant la frappe : je vois, je sens, j’y vais
Avant de frapper, l’intention est simple.
- Je vois : une trajectoire claire, une zone, une hauteur.
- Je sens : l’appui dans le sol, la raquette dans la main, le corps qui accompagne.
- J’y vais : sans négociation intérieure.
Si tu te dis :
« pas dans le filet »,
ton attention est déjà dans le filet.
La vraie question n’est donc pas :
ce que tu ne veux pas.
Mais :
ce que tu choisis réellement de faire.
Après la frappe : ne regarde pas la balle
Une fois la frappe effectuée,
la balle est partie.
À partir de cet instant,
tu n’as plus aucune prise dessus.
Regarder la balle partir après la frappe,
c’est poser ton attention sur quelque chose
que tu ne peux plus influencer.
C’est une erreur logique.
La frappe appartient au passé.
La balle suit sa trajectoire.
Et ton attention doit déjà être ailleurs.
Ce qui est intelligent : se replacer tôt
Ce que tu contrôles encore après la frappe,
ce n’est pas la balle.
C’est ton replacement.
Te replacer tôt, consciemment,
à un endroit stratégique,
ce n’est pas une option.
C’est le début du coup suivant.
Le replacement n’est pas une conséquence du coup.
C’est une intention à part entière.
Quand tu te replaces tôt :
- tu récupères de l’espace
- tu récupères du temps
- tu récupères de la clarté
Et surtout,
tu ramènes ton attention là où elle est utile.
Observer sans juger
Cela ne veut pas dire ignorer le résultat.
Tu peux voir où la balle atterrit,
mais sans t’y accrocher.
Sans analyse immédiate.
Sans commentaire intérieur.
Le jugement coupe l’apprentissage.
L’observation l’approfondit.
L’information est prise.
Puis l’attention revient au présent.
Quand tout s’enchaîne naturellement
Quand l’attention est placée au bon endroit :
- le corps se replace plus vite
- les décisions deviennent plus simples
- les gestes s’ajustent sans forcer
Pourquoi ?
Parce que tu connectes enfin :
- le sol
- le corps
- le temps
Et non plus uniquement la balle.
Une mémoire qui se crée sans effort
Dans cet état,
une nouvelle mémoire se crée naturellement.
Plus vite.
Plus solidement.
Parce qu’elle n’est pas fabriquée par la volonté,
mais par la cohérence.
Le corps et le mental adorent l’efficience.
Efficience avant efficacité
L’efficience, c’est utiliser
juste ce qu’il faut d’énergie,
au bon moment.
- pas de tension inutile
- pas d’attention dispersée
- pas de gestes en trop
Quand l’effort est juste,
l’information circule mieux.
Le corps comprend plus vite.
Le mental n’interfère plus.
Et c’est précisément là
que l’on devient efficace.
Pas parce qu’on force davantage.
Mais parce qu’on gaspille moins.
Conclusion
Il y a un temps pour frapper.
Et un temps pour se replacer.
Un temps pour agir.
Et un temps pour préparer la suite.
Plus tu entraînes ce placement juste de l’attention,
plus il devient naturel.
Alors le corps aide.
Le mental se pose.
Et quelque chose de plus grand que toi
vient soutenir l’action,
quand tu t’engages avec clarté,
et avec le cœur.
À lire ensuite : L’importance des transitions entre les frappes.
