L’état précède toujours le résultat

Ce n’est pas seulement ce que tu fais qui compte.
C’est aussi — et surtout — dans quel état tu le fais.

On l’oublie souvent,
mais le corps fonctionne par assimilation, pas par accumulation.

Et pour comprendre cela simplement,
il suffit d’observer quelque chose de très concret :
la nourriture.


Manger n’est pas seulement ingérer

La qualité de ce que tu manges est importante, bien sûr.
Mais elle ne fait pas tout.

L’état dans lequel tu manges
a une incidence directe sur la digestion.

Si tu manges dans la précipitation,
dans la tension,
dans le stress ou la distraction,
le corps assimile moins bien.

La digestion devient plus lourde,
plus lente,
moins efficace.

À l’inverse,
un repas simple, pris dans le calme,
avec une attention posée,
sera bien mieux digéré.

Pourquoi ?

Parce que le corps ne traite jamais une information isolée.


Le corps assimile un ensemble

Le corps traite toujours un tout :

  • ce que tu manges
  • l’état de ton système nerveux
  • l’environnement dans lequel tu es

La nourriture n’est qu’un élément parmi d’autres.

L’état intérieur — calme ou agitation —
change complètement la manière dont le corps reçoit,
transforme
et intègre.


Le même principe s’applique à l’action

Il en va exactement de même pour le travail,
l’entraînement,
l’apprentissage.

Une action peut être pertinente sur le papier.
Si elle est réalisée dans un mauvais état intérieur,
elle se « digère » mal.

Elle fatigue plus qu’elle ne nourrit.
Elle laisse des résidus :

  • tension
  • frustration
  • dispersion

Ce n’est pas l’action qui est en cause.
C’est le contexte intérieur dans lequel elle est posée.


L’état conditionne l’assimilation

Quand l’état est juste —
calme, présent, disponible —
l’action est mieux intégrée.

Moins d’effort.
Moins de résistance.
Plus de clarté.

Le corps comprend.
Le mental suit.
L’expérience s’inscrit.

Il n’y a plus besoin de forcer.


Créer les conditions avant d’agir

La question n’est donc pas :
« Que dois-je faire de plus ? »

Mais plutôt :
« Dans quel état suis-je au moment d’agir ? »

Créer des conditions favorables,
internes et externes,
permet à ce que tu fais
d’être réellement assimilé.

Comme un bon repas,
pris au bon moment,
dans le bon cadre.


Conclusion

On ne progresse pas en accumulant des actions.
On progresse en intégrant ce que l’on fait.

Et pour intégrer,
l’état compte autant que le contenu.

Quand l’état est juste,
l’action nourrit.

Quand l’état est confus,
l’action épuise.

C’est là que commence
une vraie intelligence de la pratique.