Mystiques ou mistakes : une question de perception

Comme le dit Sadhguru,
il y a les mystiques,
et il y a les mistakes.

Autrement dit :
ceux qui voient clair,
et ceux qui se trompent.

Mais se trompent de quoi, au fond ?
De perception.


Quand la perception dépend de l’état intérieur

La plupart des êtres humains perçoivent la réalité à travers leur état émotionnel.

Quand je me sens bien,
je suis ouvert, détendu, coopératif.

Quand je me sens mal,
je me ferme, je me protège, je me cache.

Parce qu’on a appris, consciemment ou non,
que montrer ses fragilités n’était pas acceptable
dans un monde compétitif.

Mais c’est précisément là que le décalage commence.

Refuser de voir les choses telles qu’elles sont,
simplement parce qu’on aurait voulu
qu’elles soient différentes.

On confond souvent volonté et capacité.
On croit que vouloir suffit.

En réalité,
ce n’est pas parce que tu veux
que tu peux.

C’est quand tu développes les qualités intérieures nécessaires
que l’action devient possible.


La liberté commence quand l’état intérieur ne commande plus tout

Tant que ton état intérieur dirige ta perception,
ta manière d’agir,
ta relation aux autres,
tu n’es pas libre.

Alors pose-toi cette question, simplement :

Et si tu pouvais choisir ton état d’être,
quoi qu’il se passe à l’extérieur ?

Qu’est-ce qui changerait dans ta vie ?
Dans ton jeu ?
Dans ta manière d’apprendre, de décider, de créer ?

C’est ici que quelque chose bascule.

Parce que la compétence réelle
ne naît pas de la pression ou de la volonté forcée.

Elle naît de l’aisance,
et souvent de la joie.


Le yoga, au fond, c’est cela

Le yoga commence par une compréhension simple :
tout est relié.

Si tu passes du temps dans une pièce avec quelqu’un,
tu respires une partie de son air.
Tu es déjà en interaction.

À un niveau plus fin,
microscopique,
voire quantique,
cette interconnexion est permanente.

Mais surtout, le yoga t’enseigne quelque chose d’essentiel :

Tu peux choisir ta réponse aux événements.

Pas une réaction automatique.
Pas un réflexe conditionné.
Mais une réponse consciente.

Une réponse qui ne crée pas
de nouvelles tensions inutiles.


Sortir de l’identification

Ce que l’on appelle karma,
ce sont toutes les mémoires accumulées
sans réel choix :

l’éducation,
les peurs,
les habitudes,
les conditionnements.

Mais tu n’es pas cela.

Le problème commence
dès que tu t’identifies totalement
au corps,
au mental,
à ce qui vient de l’extérieur.

À l’inverse,
quand tu prends un peu de distance,
sans rejet,
sans lutte,
tu te sens simplement… vivant.


S’entraîner à rester inspiré

La méditation, dans cette approche,
n’est pas un retrait du monde.

C’est la capacité à créer volontairement
un état intérieur clair et stable.

Par la respiration
(comme dans le pranayama),
une nouvelle chimie interne s’installe.

Le mental s’apaise.
Les idées se clarifient.
La perception s’affine.

Mais tout repose sur une chose :

une attention stable et détendue.

On confond souvent attention et tension.
Or, on ne peut pas être vraiment concentré
quand le corps est crispé.


Performance, apprentissage, présence

Pour apprendre,
pour jouer juste,
pour performer — sur le terrain ou ailleurs —
il faut d’abord être à l’aise intérieurement.

Beaucoup de joueurs ont une très belle technique à l’entraînement,
et se ferment en match.

Ce n’est pas un problème de geste.
C’est un manque de stabilité intérieure.

Ton corps et ton mental sont des outils.
Rien de plus.

Tu n’es pas ton passé.
Tu n’es pas tes erreurs.

Tu peux écrire autre chose.

Sinon, tu rejoueras la même scène,
encore et encore.


Un premier pas simple

Commencer petit suffit.

Une pratique comme Isha Kriya
est déjà un pas puissant
pour revenir à la conscience,
stabiliser l’attention
et aligner corps et mental.

Et si tu veux aller plus loin,
le programme « Miracle of the Mind » de Sadhguru
est une très belle porte d’entrée.

Non pas pour devenir quelqu’un d’autre,
mais pour cesser de t’éloigner
de ce que tu es déjà.

Tu peux trouver l’application sur le play store ou dans l’App store si tu as un iPhone.