Peut-on vraiment bien jouer au tennis quand l’intérieur est encombré ?
Colère, frustration, anxiété, impatience…
Ces états sont invisibles, mais leur impact est immédiat.
Ils brouillent l’attention, rigidifient le corps, coupent la sensation.
Même si ton corps sait quoi faire, si ton intérieur est tendu, le geste ne peut pas circuler librement.
Le tennis ne se joue pas uniquement avec les muscles.
Il se joue avec ton état intérieur.
C’est souvent là que tout commence à se dérégler.
La cohérence : tenir ensemble
Le mot cohérence vient du latin cohaerere :
co (avec, ensemble) et haerere (tenir, adhérer).
Être cohérent, c’est donc tenir ensemble.
Au tennis, cela signifie une chose très concrète :
ce que tu penses,
ce que tu ressens
et ce que tu fais
vont dans la même direction.
Quand l’un de ces éléments part ailleurs,
le jeu se fragmente.
Tu peux avoir la bonne intention,
mais une émotion contradictoire.
Tu peux comprendre la bonne option,
mais ton corps n’est pas disponible.
La cohérence n’est pas une performance à atteindre.
C’est un état à retrouver.
Un état dans lequel :
- l’intention est claire,
- l’émotion soutient l’action,
- le geste devient simple.
Quand l’intérieur est cohérent,
le jeu s’allège.
Les décisions deviennent évidentes.
L’énergie cesse d’être gaspillée.
La cohérence n’ajoute rien à ton tennis.
Elle enlève ce qui empêche le jeu de circuler.
Pourquoi le manque de cohérence te fait lutter contre toi-même
Quand tu veux jouer relâché mais que tu es tendu intérieurement,
tu crées une contradiction.
Le corps reçoit des messages opposés.
Il se défend.
Il compense.
C’est là que naissent :
- les fautes inexpliquées,
- les variations de niveau brutales,
- la sensation de ne plus se reconnaître.
Un joueur incohérent dépense énormément d’énergie.
Un joueur cohérent en économise.
Il n’a pas besoin de se battre contre lui-même.
Il est aligné.
Le mythe de la technique parfaite
La technique n’est qu’un outil.
Et un outil, sans cohérence intérieure, ne tient pas longtemps.
Pourquoi utiliser ce geste ?
Quand l’utiliser ?
Dans quel état ?
Une chaussure s’adapte à ton pied, pas l’inverse.
Ta technique devrait faire la même chose.
Regarde Nadal, Federer, Djokovic :
trois morphologies, trois rythmes, trois intentions.
Copier un geste sans comprendre ton fonctionnement intérieur,
c’est masquer un déséquilibre au lieu de le transformer.
La technique ne crée pas la cohérence.
Elle la révèle.
Respiration et cohérence : la base invisible
On surestime souvent le mental.
Mais le mental ne commande pas tout.
Tu peux arrêter de penser et rester vivant.
Mais si tu arrêtes de respirer, tout s’arrête.
La respiration est la base de la cohérence.
Elle relie :
- le corps,
- l’émotion,
- l’attention.
Quand le souffle se calme,
le système nerveux se régule.
Quand le système se régule,
le geste devient disponible.
La respiration ne corrige pas ton jeu.
Elle crée l’espace pour qu’il s’exprime.
Le yoga comme terrain d’entraînement de la cohérence
Le yoga n’est pas une discipline pour devenir plus souple.
C’est un entraînement à la cohérence.
Il développe :
- la stabilité dans l’inconfort,
- la sensibilité intérieure,
- une attention continue et vivante.
En renforçant et assouplissant le bassin, les jambes, la colonne, la nuque,
tu rends le corps plus disponible.
En apprenant à respirer consciemment,
tu apprends à rester présent dans l’action.
Avant le savoir-faire, il y a le savoir-être.
Tu ne changes pas ta nature.
Tu la révèles.
Par où commencer ?
Tout dépend de là où tu en es aujourd’hui.
Ce site est pensé pour :
- les joueurs débutants motivés,
- les compétiteurs engagés,
- les parents d’enfants en compétition.
Choisis l’entrée qui te parle.
Commence simplement.
La cohérence ne se construit pas d’un coup.
Elle se retrouve, étape par étape.
Pourquoi l’équilibre est la clé d’un tennis solide et durable
