Aider moins, soutenir mieux Si tu es ici, c’est probablement que tu as déjà compris une chose importante : aider son enfant ne consiste pas à intervenir davantage. Tu as vu que trop parler, trop corriger, trop anticiper peut devenir une pression. Mais une question...
Créer un cadre juste pour aider un enfant à s’épanouir
Le tennis de compétition ne se résume pas à la technique
ni à la condition physique.
C’est un sport exigeant,
qui met en jeu les émotions,
les relations,
et l’environnement dans lequel évolue l’enfant.
Pour qu’un enfant puisse réellement progresser,
il a besoin d’un cadre stable,
équilibré,
et respectueux de son rythme.
Trois piliers à maintenir en équilibre
Yves de Riedrich, spécialiste de la formation
et du coaching mental,
explique que la réussite d’un enfant
repose sur l’équilibre entre trois piliers essentiels :
- l’enfant
- le parent
- le coach
Quand ces trois éléments sont alignés,
le développement est fluide et durable.
À l’inverse,
un déséquilibre
(parent trop impliqué,
coach trop directif,
enfant en perte de motivation)
freine la progression.
1. L’enfant : construire engagement et autonomie
Le premier pilier,
c’est l’enfant lui-même.
Sans engagement personnel,
aucun progrès n’est possible.
Mais cet engagement ne peut pas être imposé.
Pour qu’un enfant s’implique réellement,
il doit peu à peu apprendre à :
- ressentir une motivation qui vient de lui
- observer ses matchs et ses entraînements
- prendre des initiatives dans sa pratique
L’autonomie ne se décrète pas.
Elle se construit.
Un exercice simple
Après un match ou un entraînement,
l’enfant peut prendre quelques minutes pour noter :
- ce qu’il a bien fait
- ce qu’il aimerait améliorer
- un petit objectif pour la séance suivante
Par exemple :
un enfant qui se sent trop passif sur son revers
peut décider de s’engager davantage
sur ce coup au prochain entraînement.
Un enfant qui réfléchit par lui-même
progresse plus vite
et gagne en confiance.
2. Le parent : soutenir sans mettre de pression
Le rôle du parent est fondamental,
mais souvent délicat.
Par envie d’aider,
certains parents en font parfois trop.
Or, une pression excessive peut :
- générer du stress et de la peur de l’échec
- tendre la relation parent-enfant
- donner l’impression que l’amour dépend des résultats
La juste posture
Un parent soutenant :
- encourage sans diriger
- valorise l’effort plutôt que le résultat
- crée un climat serein autour du tennis
Après un match,
il est souvent plus juste de poser une question
que de donner un conseil.
Cela aide l’enfant à réfléchir,
sans se sentir jugé.
3. Le coach : guider sans imposer
Le coach structure l’entraînement,
la progression technique
et la préparation mentale.
Mais un coaching trop autoritaire
peut freiner l’intelligence de jeu
et l’autonomie de l’enfant.
Exigence et bienveillance
Un coach efficace :
- stimule la réflexion de l’enfant
- propose des situations plutôt que des ordres
- s’adapte à la personnalité de l’enfant
Poser une question
plutôt que donner une consigne
permet souvent à l’enfant
de trouver sa propre solution.
Créer les conditions de la réussite
La progression d’un enfant
ne dépend pas uniquement de son talent.
Elle dépend du cadre dans lequel il évolue :
- un enfant engagé et autonome
- un parent présent sans pression
- un coach qui guide sans imposer
Quand chacun trouve sa juste place,
l’enfant peut jouer librement,
progresser avec plaisir
et construire une relation saine avec le tennis.
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