Quand quelque chose coince dans ton jeu

Si tu es ici, c’est sans doute parce que tu sens que quelque chose bloque dans ton jeu.

Tu t’entraînes.
Tu fais des efforts.
Tu essaies de bien faire.

Et pourtant, malgré tout cela, tu as l’impression de tourner en rond.
Comme s’il manquait une pièce essentielle au puzzle.

Ce que tu ressens est important.

Si tu stagnes, ce n’est pas parce que tu manques de mental ou de talent.
C’est souvent parce que ta manière de t’entraîner n’est pas alignée
avec les véritables exigences du jeu.

On ne peut pas bien jouer ce que l’on perçoit mal

Tout progrès commence par un regard clair sur la réalité.

Apprendre à voir ce qui se passe réellement,
pas ce que l’on voudrait voir,
pas ce que l’ego raconte,
pas ce que la frustration amplifie.

C’est cela, respecter le jeu.

Le mot respect vient du latin respectus :
regarder en arrière, regarder de nouveau,
revenir voir ce qui est là,
avant de conclure.

Quand ton regard est brouillé,
le geste l’est aussi.

Changer sa manière de voir pour changer sa manière de jouer

Le vrai travail commence ici.

Apprendre à voir plus juste,
pour pouvoir répondre plus juste.

Contrairement à ce que l’on croit,
cela s’entraîne.

Voici quelques réalités fondamentales du tennis,
souvent oubliées.

1. Le tennis est un sport de réaction

Entre la perception de la balle et l’impact,
le temps est très court.

Il n’y a pas l’espace pour réfléchir longuement.
Il y a l’espace pour être présent.

2. Le tennis est un sport d’incertitude

À part le service,
presque rien ne dépend entièrement de toi.

Tu dois t’adapter en permanence :
à l’adversaire,
aux trajectoires,
aux situations.

3. Le tennis est un sport de temps morts

Sur un match d’une heure ou plus,
le temps de jeu réel est très réduit.

Tout le reste,
c’est de la gestion de l’attention,
du souffle,
de l’état intérieur.

4. Le tennis est un sport d’erreurs

Ce n’est pas celui qui joue parfaitement qui gagne.

C’est souvent celui qui accepte mieux l’imperfection
et reste présent malgré elle.

5. Il n’y a pas de contact direct avec l’adversaire

Tu ne peux pas le sentir physiquement.

Tu dois observer,
ressentir,
ajuster,
sans te laisser piéger par les apparences.

6. Tu ne sais jamais quand le match se termine

Il n’y a pas de match nul.

Tu joues jusqu’à la dernière balle,
quoi qu’il arrive.

Cela demande une véritable endurance de présence.

7. Le tennis confronte aux désillusions

Tu perdras des matchs que tu pensais gagner.

Et parfois,
tu joueras juste,
sans résultat immédiat.

C’est exigeant.
Mais profondément formateur.

Reprendre la responsabilité

Ce n’est pas la faute du coach,
du classement,
du tirage,
ou des conditions.

Tu es sur le court.
Tu as la raquette en main.

Tu choisis comment tu réponds.

Tu n’es pas le problème.
Tu es aussi la solution.
À condition d’accepter de revoir
ta manière de faire,
de penser,
et surtout de regarder.

Un chemin intérieur

Ce que je propose ici n’est pas une méthode miracle.

C’est un chemin cohérent.

Un système qui respecte le corps,
le rythme,
et l’intelligence propre au jeu.

Tu peux l’explorer progressivement
à travers les différents espaces du site.

Et si tu veux commencer simplement,
en posant une base claire et stable,
je te propose de poursuivre avec l’article suivant.